Patrimoine

Page en cours de construction. Merci de votre compréhension.

Le patrimoine bâti et religieux entourant l'église

Le cimetière

Comme la plupart des communes, jusqu’à la fin du XIXème siècle, le cimetière de Saint Paul se trouvait autour de l’église. En 1877, Il a été déplacé au sud du Chef-lieu .La première personne a y avoir été enterrée est le dernier des représentant des Gribaldi (Docteur en chirurgie) qui a habité Saint-Paul. Sa tombe est toujours présente.

L’ancien cimetière avait été souillé par un meurtre. Gabriel de Blonay y avait été tué lors d’un duel avec Georges DUNANT (coseigneur de Saint-Paul.) , en décembre 1610. Le 16 décembre 1610, François de Sales écrivit à Monseigneur Gribaldi, ancien évêque de Vienne retiré à Evian, de bien vouloir aller réconcilier le cimetière de Saint-Paul, pollué quelque jours avant.

La fontaine

La première fontaine communale de Saint Paul date de 1879 et a été financée par les dix plus gros contribuables de la commune. Elle a été taillée dans un seul bloc granitique et installée sur la place de l’église, après que l’on ait déplacé le cimetière

La prison

En face de l’ancienne poste, dans le mur de la place de la mairie, se trouvait une prison municipale. Il s’agissait d’une pièce unique. Seules quelques pierres dans le mur, marquant l’emplacement de la porte et de la fenêtre témoignent de son existence. Le garde champêtre devait faire office de gardien.

Elle a été fermée en 1928, après le déplacement du hangar des pompiers et du local du corbillard, situés au-dessus

Le tilleuls

Des tilleuls séculaires, situés sur la place de l’église, ont été coupés, en 1954, car ils devenaient dangereux.

Saint-Paul à travers la grande guerre (1914-1918)

L’association « Mémoire et Patrimoine » de SAINT-PAUL a voulu remettre à l’honneur les noms de ceux qui sont inscrits sur le monument aux Morts de la commune (Morts pour la France à la guerre de 1914-1918).

Nous voulons en connaître un peu plus sur leur tragique destinée… Nous leur devons bien ça !

Il est déjà tard pour se remémorer ou rechercher cette période de notre histoire. Nous n’avons plus de témoins. Le dernier poilu de Saint-Paul, Monsieur Célestin CHARLES des Faverges est décédé en 1985. En cette année 2008, la Nation a rendu hommage au dernier poilu de la France entière. Néanmoins, beaucoup de souvenirs demeurent chez nos anciens d’aujourd’hui, transmis par leurs parents qui ont relaté maints épisodes douloureux qu’ils avaient vécus sans jamais se plaindre malgré leurs blessures et sans compter les décès prématurés de ces combattants de 1914-1918.

Nos 92 disparus de notre commune suffisent à eux-mêmes pour redire l’ampleur du désastre… Pour cette guerre 14-18, la moyenne des morts de notre département affiche 4% de la population ; pour notre commune, ce chiffre s’élève à 7,5%, Saint-Paul comptait à cette époque 1200 habitants.

Nos poilus sont tous (ou presque) paysans ou fils de paysans. Ils ont entre 20 et 40 ans, frappés dès les premiers mois du conflit parmi les régiments de fantassins. A Noêl 1914, il manque déjà 32 de nos compatriotes ! Nous savons que 900 soldats français mourront chaque jour durant les 4 années de cette première guerre mondiale. Plus près de nous, par comparaison, imaginons aujourd’hui si 13 hauts- savoyards étaient tués chaque jour sur nos routes et ce pendant 1560 jours ! Insupportable !…

La petite histoire locale rejoint souvent la « grande » dans ce que vous allez découvrir, ne serait-ce que par des noms tristement célèbres : La Marne, Verdun, la Somme, le Chemin des Dames, les Vosges, l’Alsace, l’Orient, …

Une vingtaine de pères de famille laissent veuves et orphelins, des parents morts de chagrin, des anecdotes émouvantes connues par ceux qui en sont revenus… Pour couronner le tout, notons qu’à Saint-Paul, la grippe espagnole fera une dizaine de victimes à l’automne 1918.

Ce samedi 1er Août 1914 (Jour de la mobilisation générale), Joseph BLANC de Coppy et son épouse Geneviève VIOLLAZ verront partir leurs 5 fils…(2 d’entre eux seront tués, 2 autres blessés et 1 seul rentrera sain et sauf).
Neuf familles perdront deux garçons morts au combat et parmi celles-ci, citons plus particulièrement Joseph REBET et sa femme Félicie DUCRET qui verront mourir leurs 4 fils ! Effroyable !… D’ailleurs, dans ce quartier de Praubert (côté sud de la voie), 8 jeunes san-poulans ne rentreront pas, tout comme les 11 de Chez Thiollay ou encore les 6 des Faverges !

On ne comptera pas le nombre de maisons qui fermeront leur porte et les situations de famille bouleversées.

Que dire du destin de Joseph PEILLEX (dit Yoyon) de Roseires-Haut qui, incorporé au 3ème régiment d’Infanterie Coloniale est prêt à embarquer à Toulon en Février 1916 pour l’Armée du Moyen-Orient ! « A la bonne heure », il reçoit un télégramme des siens lui annonçant la naissance de jumeaux (Isidore et Joseph), ce qui permettra à leur papa de ne pas partir pour Salonique ! Cet « événement » ne l’empêchera pas d’avoir plus tard les pieds gelés dans les tranchées ! L’histoire serait banale si ce n’est que le paquebot « Le Provence II » sur lequel devait monter Yoyon fut torpillé corps et biens par un sous-marin allemand en Mer Egée ! En aparté, Joseph, l’un des jumeaux mourra en Pologne de la déportation en 1945.

Le Maire de notre village, François BURQUIER avait la triste tâche d’avertir les familles endeuillées. Ce rôle était aussi dévolu au garde champêtre. Au fil des mois, Paul COLLOMB était devenu « le corbeau ». Les allers et venues de nos 2 hommes étaient très suivis afin de connaître la maison où ils allaient frapper… Ils n’avaient pas même besoin de parler, la famille avait déjà compris… Ainsi, circulait l’information…

Le 11 Novembre 1918, à 11 heures, le receveur des postes de la commune viendra avertir les instituteurs de la signature de l’Armistice. On donnera immédiatement congé aux élèves et les cloches de l’église se mettront à sonner comme dans toutes les églises de France.

Aujourd’hui, des informations locales et nationales, des photos, des lettres de nos combattants, des messages de leurs enfants nous sont présentés. Des objets, des revues nous font revivre Saint-Paul à travers la Grande Guerre.                                                                                  

 

14 juillet 2008

Le Président,

Georges MICHOUD

 

Saint-Paul au 19ième siècle raconté par François Marie BLANC

Saint-Paul ( pas encore Saint-Paul-en-Chablais) au 19° siècle par mon arrière-grand-père François Marie BLANC,  y étant né le 24 septembre 1802 et décédé le 6 décembre 1885.

C’est par des extraits d’un cahier manuscrit de sa main en 1872 que j’ai souhaité faire connaître, par l’intermédiaire du site internet de la mairie de
Saint-Paul-en-Chablais exclusivement, quelques faits, événements, qu’ils soient civils ou religieux, à ceux qui s’intéressent à notre commune.


Les pages non reproduites concernent notre famille et, pour certaines, n’ont pas un intérêt général.

Le 26 janvier 2010
Félicien BLANC

 

L'arrière-grand-père de Félicien BLANC (dit du Bureau) - comme précisé ci-dessus - François BLANC a légué à sa famille un carnet qui apporte aux habitants de Saint-Paul de multiples réponses sur la construction du clocher, les catastrophes qui ont marqué la vie du village....

A découvrir... et à partager sans modération !

Le Maire

Vous avez la possibilité de télécharger l'ensemble du document en version pdf.:

Carnet de François BLANC

L'école communale a plus de 100 ans !

C’est avec plaisir et enthousiasme que les membres de l’Association Mémoire et Patrimoine de Saint-Paul-en-Chablais ont organisé et vécu les 100 ans de l’école communale du Chef-lieu au travers de son exposition de fin mars, début avril 2010.

Ils ont tout mis en œuvre pour que celle-ci soit la plus complète possible dans les différentes facettes que représente cette institution nationale.


Ainsi on a pu y retrouver :
- l’école dans le pays à travers les siècles ;
- l’école dans le village durant les deux cents dernières années ;
- le matériel pédagogique d’époque ainsi qu’une littérature abondante ;
- les inévitables photographies de classe où beaucoup ont pu s’y reconnaitre.

Et chaque samedi une animation particulière avec la « classe vivante » et le passage du célèbre « certificat d’études primaires » - le certif - .

Avec cette deuxième exposition les membres de l’Association Mémoire et Patrimoine espèrent avoir fait connaître un peu plus aux nombreux visiteurs l’histoire de Saint-Paul-en-Chablais.

Georges MICHOUD,
Président de l’Association Mémoire et Patrimoine.

Téléchargez la frise historique.

Saint-Paul au Moyen-âge

Sidonie BOCHATON, doctorante en archéologie médiévale s'est intéressée à l'histoire de Saint-Paul, en voici un résumé :

 

La commune de Saint-Paul bénéficie, contrairement à la majorité de ses voisines, d’archives historiques très bien conservées, en particulier celles de la famille de Blonay et celles de la famille du Pas. Ces archives permettent de bien connaître l’Histoire de la commune.

Les vestiges antérieurs au XIIIe siècle sont peu nombreux : il s’agit d’une pierre à cupules et spirales et de tombes datées des VIIe et VIIIe siècles. Les premières mentions du territoire de Saint-Paul datent de la fin du XIIe siècle et mentionnent le premier seigneur du lieu encore appelé Ciriel : Turembert de Bex. Celui-ci est en possession des églises saint Paul, saint Ours de Bernex et sainte Marie de Maxilly.
 

Au cours du XIIe siècle, ce territoire passe à la famille de Faucigny pour une raison encore inexpliquée. Il est donné à Belon de Faucigny lors de son mariage avec Guillaume de Blonay, cadet d’une des familles chablaisiennes les plus importantes de l’époque. En 1210, après le décès de Guillaume, apparaît la première mention d’un prieur « de Saint-Paul », la première mention de Belon en tant que « dame de Saint-Paul », et un chevalier Aymon de « Saint-Paul ». Le territoire a donc pris comme nom le vocable de l’église.

Ce prieuré bénédictin dépendait du prieuré de Lutry (Vaud) qui lui-même dépendait de l’abbaye de Savigny (Rhône). Le prieuré était constitué d’une église et d’un bâtiment conventuel au nord (« maison des sœurs »). Un fragment d’un cartulaire daté de la seconde moitié du XIIIe siècle est conservé. Plusieurs chapelles privatives seront construites dedans au cours des siècles suivants.

Au décès de sa mère Belon, Aymon de Blonay devient seigneur de Saint-Paul et entreprend la construction d’un château sous l’église. Celui-ci sera assiégé en 1290 par les troupes du comte de Savoie et pris au bout d’une quinzaine de jours. A partir de là, les Blonay entreront dans la mouvance des Savoie.
La famille du Pas apparaît à la même époque : il s’agit de familiers des Blonay qui deviennent notaires dans la première moitié du XIVe siècle. Leurs archives familiales sont très bien conservées à Turin et permettent de dresser un état précis de leurs possessions. Les du Pas devaient posséder une maison forte dans le village. Celle des Blonay date du XVe siècle.
A la suite des invasions du XVIe siècle et de problèmes financiers, les Blonay doivent se séparer de leur château et le vende à la famille du Nant d’Evian qui le garde jusqu’en 1665, date à laquelle Claude de Blonay récupère les biens de sa famille. Il achète également la maison-forte du Pas dont les membres s’installent à Evian.

Trois questions à Sidonie..